CHANEL • SURFACE AS IDENTITY
Surface as Identity
Cette pièce est née d'une recherche sur l'industrie du maquillage et de la beauté, et sur la manière dont le corps féminin est transformé en surface à optimiser, corriger et entretenir en permanence. Chanel est utilisé ici comme un symbole de cette économie de l'image, où le luxe et le soin de soi se confondent.

J'ai choisi de transformer le logo en matière cosmétique pour matérialiser cette idée. La texture rappelle le fond de teint, la crème, le maquillage qui recouvre la peau. Le craquelage et les coulures évoquent un produit qui sèche, qui fatigue, qui ne tient plus.


La forme devient un corps abstrait, pris entre désir de beauté et pression de conformité. Le logo n'est plus une marque, mais une couche de maquillage figée, révélant la violence douce d'une industrie qui impose une image idéale du féminin.


Le résultat est une sculpture où Chanel cesse d'être un signe de style pour devenir le miroir d'un système qui façonne, contrôle et épuise les corps.

